RSS
RSS
Forum rpg fantastique se passant au japon féodal !

Partagez | 
 

 Le serpent et le phénix (La porte d'à côté !)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Clan Fugiwara
Tenmuu Asuka
Messages : 9

Voir le profil de l'utilisateur http://reignofdynasties.forumactif.org/t95-asuka-le-tigre-de-sur
MessageSujet: Le serpent et le phénix (La porte d'à côté !)   Sam 28 Nov - 20:14

Un énorme fracas déchira le silence des jardins du palais impérial. Par inadvertance, Asuka avait négligemment planté son arme dans le sol, juste à côté d’elle. L’idée initiale, c’était de la mettre bien en évidence pour intimider les trois bonhommes qui lui faisaient face. Seulement, elle avait été un peu trop lasse, et avait mis de la vitesse dans l’exécution de son mouvement. Elle oubliait bien trop souvent que le Zanbatô qu’elle faisait tournoyer comme une brindille n’était léger que pour elle, et pas pour le reste de son environnement. Il avait, du coup, perforé la terre sans aucune douceur, en faisant voler des morceaux de sol un peu partout autour de lui.
La réaction habituelle dans ce genre de situation aurait pu être de paraître gêner. C’est ce que les gens normaux font après une maladresse. Mais pas Asuka.
La jeune femme s’accouda à la lame, dont la poignée la dépassait d’une tête, et un léger sourire apparut sur ses lèvres alors qu’elle dévisageait les trois samouraïs qui étaient avec elle dans le jardin.

Le Shogun était en pleine discussion avec le Daimyo du clan Uesugi. Comme ils voulaient rester seuls tous les deux, on lui avait aimablement demandé d’emmener les trois lascars qui escortaient Uesugi Ogun dans les jardins pour les leur montrer. Ce qui signifiait qu’elle devait garder un œil sur eux, mais aussi les évaluer.
Si ces trois-là étaient là c’était qu’ils étaient trois hommes de confiance d’Uesugi Ogun. Du coup, les observer et en apprendre un peu sur eux était logique. Après tout, les Fujiwara étaient des gens portés sur les armes. Un accord ne signifiait qu’une trêve provisoire. Elle croiserait peut-être un de ces trois mignonnets un jour sur les champs de bataille. Il s’agissait de savoir sur lequel taper, celui qui avait le plus de couilles et qui rendrait le mieux les coups.
Lequel était un bon coup, quoi.
Et il ne lui fallut qu’un seul coup d’œil pour le déterminer. C’était le plus grand des trois, celui qui marchait toujours devant. Le seul qu’on lui avait présenté aussi. Hin’i Shôma. Un général de l’armée du clan Uesugi. Il était bien bâti et semblait différent des soldats qu’elle avait coutume de rencontrer. En quoi ? Ce ne pouvait être que la force physique. Enfin, elle l’espérait. Parce que les personnes qui comptaient sur la force physique, elle les mangeait tout cru au petit déjeuner.

** J’ai toujours cru qu’un général d’une armée pacifiste était forcément une mauviette. Mais il a l’air plus belliqueux que ce que j’imaginais … Je me demande à quel point … **

Toujours dans son attitude détendue, Asuka continuait de sourire quand elle entonna :

« Bon, bon. Vous avez vraiment envie de visiter les jardins ? Je ne sais pas si je suis la seule, mais les parterres de fleurs et les arbres fruitiers ont tendance à sérieusement m’ennuyer. Peut-être puis-je vous proposer une activité plus adéquate messieurs ? Je ne voudrais pas que vous vous souveniez de votre passage au palais impérial comme d’un moment déprimant. »

Comment titiller des hommes pour avoir ce qu’elle voulait. Son art favori allait sans aucun doute lui servir une fois de plus. Avaient-ils la même minable fierté que partageait tous les membres de la gente masculine qui choisissaient l’uniforme militaire ? A savoir la confiance en leur force.

« Je ne vais pas vous proposer un bras de fer … »

Elle pointa un doigt ironique sur l’arme plantée à côté d’elle. Le message était clair et précis : vous ne feriez pas le poids. On pouvait même ajouter un petit « bande de mauviettes » de circonstances.

« Hum … En fait il vaudrait peut-être mieux qu’on se prenne une tasse de thé. »

Si avec ça ils n’étaient pas au moins un petit peu sur les nerfs, voire prêts à dégainer, quelque chose clochait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Clan Uesugi
Hin'i Shôma
Messages : 32

Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le serpent et le phénix (La porte d'à côté !)   Lun 14 Déc - 15:55

Il existait un nombre assez impressionnant de situations qui pouvaient mettre Shôma en colère, et le provoquer était une des choses les plus faciles qu’on puisse imaginer. En revanche, une situation où il se ferait provoquer sans pouvoir réagir, ça, c’était difficile à envisager. Le nombre de personnes qui pouvaient lui chercher des poux sans se prendre une mandale se comptaient sur les doigts d’une main.
Enfin, bien entendu, cette réflexion s’adresse aux personnes qui portent une arme ou emploient leur corps comme tel. Aux combattants. Il ne viendrait jamais à l’idée de Shôma d’attaquer quelqu’un, même si c’est un simple coup de poing, qui ne sait pas du tout se défendre. De toute façon, à ses yeux, il existait plus ou moins quatre catégories de personnes : les guerriers, les femmes, les chefs, et les autres. Et ceci est classé selon son ordre de considération. Les ‘autres’ étaient pour ainsi dire presque inexistants à ses yeux.
Tout cela pour en revenir à cette fameuse réflexion. Pourquoi diable Shôma s’était-il retrouvé à se faire insulter sans pouvoir répliquer ? Resituons : Uesugi Ogun l’emmène avec lui pour aller voir le boss Fujiwara. Ils partent discuter en privé. Et là, juste avant de s’en aller, son Daimyo lui donne quelques instructions. Parmi celles-ci, ne cogner personne. Il tenait à établir des relations commerciales avec le clan Fujiwara. S’il foutait tout en l’air en tabassant qui que ce soit, il finirait sans doute pendu par les pieds dans une cave, et servirait de joujou à des gens lubriques et étranges. Ou peut-être quelque chose de plus radical et moins loufoque. Du genre, la prison.

En tous cas, on les avait laissés, lui et ses deux lieutenants, aux bons soins d’une jeune femme nommée Asuka. Il ne fallait pas des yeux experts pour dire qu’elle était très mignonne. Plutôt petite, des traits assez juvéniles pour qu’elle ait l’air d’une adolescente. Mais des yeux de simplets auraient suffi à dissuader qui que ce soit de lui adresser la moindre remarque qui ressemble un tant soit peu à du flirt. Elle trimballait un zanbatô incroyablement épais et grand.
Lorsque Shôma l’avait vue, il avait immédiatement repérer l’arme, et s’était demandé si lui-même aurait pu la soulever. Il était grand et bien bâti, alors il n’en doutait pas vraiment. Par contre la porter avec autant de désinvolture qu’elle le faisait ? Ca, c’était peu probable. Elle semblait posséder une force complètement hors du commun.
Quand la jeune femme, qui les avait emmenés vers les jardins du palais impérial, planta violemment son arme dans le sol, le jeune général réalisa à quel point il avait raison de penser cela.

** C’est qui ce monstre, bordel ? C’est l’un des généraux du clan Fujiwara ? On dirait presque une gamine à peine pubère … Et pourtant je ne suis même pas sûr de pouvoir frapper correctement de taille avec son arme. Comment elle fait pour la porter comme si c’était un bout de bambou ? **

Le sourire provoquant et les paroles qui suivirent mirent soudainement le jeune général à vif. Elle se payait leur tête. Asuka essayait de leur signifier qu’elle pouvait les démolir tous les trois sans sourciller ? Le pire, c’est que dans l’état actuel des choses elle avait probablement raison. Ten’shi et Karasu étaient de bons combattants, et des conseillers adéquats ayant chacun leur personnalité propre, ils ne pouvaient pas gérer cette fille.
Pourquoi ? Parce qu’il n’était pas sûr de pouvoir lui-même le faire. Surtout pas dans son état actuel.

** Sans parler uniquement de force physique. Son arme a une portée invraisemblable, et vu la légèreté avec laquelle elle la soulève, réussir à passer sa garder serait déjà une véritable épreuve. Elle a juste à la balancer dans tous les sens autour d’elle et aucun de nous trois ne pourra s’approcher d’elle. Elle nous enverra voler si on tente de la parer, et si on tente d’esquiver on finirait en charpies. La vraie chance, c’est de bloquer proprement, mais avec l’état de mes poignets l’épreuve de force est complètement exclut. **

Et voilà qu’il pensait en guerrier, alors qu’on lui avait demandé d’être un gentil général poli et plein de sagesse. Shôma soupira. Pourquoi ne pouvait-il pas frapper tous ceux qui le regardaient de travers comme bon lui semblait, enfin ? La vie aurait été beaucoup plus simple comme ça. C’était ce qu’il faisait à l’époque où il était un petit con et il en était plutôt heureux. Bon, autour de lui, tout le monde faisait la gueule, certes. Et tous ses amis collectionnaient les bleus.
Bref, il avait promis à Ogun d’être sage. Il devait beaucoup à la famille Uesugi, il ne pouvait pas simplement ignorer ce genre de parole sans se déshonorer et se parjurer. Il allait falloir jouer le rôle du gentil.

Voilà, nous y sommes. La raison pour laquelle il est tellement dur de voir Shôma se faire provoquer sans rendre les coups. Parce qu’il fallait qu’il soit plus sage et plus poli que la personne qui lui faisait face.
Allez-y, parcourez le monde, et comptez le nombre de personnes au moins aussi directes et violentes qu’Hin’i Shôma. Il n’en existe pas tant que ça. Eh bien, la minette qui faisait la maligne sous ses yeux en faisait partie apparemment.

« Une tasse de thé, c’est une bonne idée. C’est une saine occupation et ça nous permettra de discuter tranquillement entre généraux. Les anecdotes que nous pouvons partager seront sans doute un très bon moyen d’embellir une conversation. »

Sérieusement ? Il avait réussi à faire une phrase avec tellement de jolis mots … C’était structuré, poli, presque incroyable venant de Shôma.
Koshi serait sans doute fier de lui. Le vieux garde qui avait peine à imaginer qu’il puisse lire un livre, s’il l’avait entendu, ce serait sans doute évanoui de surprise.

« Et puis j’ai pas envie de t’abîmer en t’écrasant les dents sur le bord de l’allée. Ogun-sama m’a interdit d’abîmer les généraux du clan Fujiwara. Ca inclut le fait de laisser leur mâchoire intacte. Donc pas moyen. On va boire le thé, c’est très bien. »

Ah bah non. Il se retenait juste. Et il avait fini par craquer. Evidemment.

Karasu ferma les yeux derrière lui. Il l'avait calculé. La probabilité que Shôma ne réponde pas à la provocation était d'environ huit pour cent. Trop faible pour l'envisager sérieusement.
Ten'shi lui, sursauta, réveillant le faucon qui dormait paisiblement sur son épaule. Il avait cru que son général avait l'intention de rester tranquille comme l'avait demandé Ogun, mais finalement il était trop fier. Faire ça sans craindre de représailles, quelle classe !
Mais quand même, comment allait réagir la jeune femme maintenant ?
Revenir en haut Aller en bas
 
Le serpent et le phénix (La porte d'à côté !)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Porte étendard orque
» Aucun prisonnier n'a pu s'échapper, d'après le porte-parole de la PNH
» Utilité du bouclier lorsque l'on porte une armure légère
» Salazar le Seigneur-Serpent. (UC)
» Une porte...Allez toquer, ne soyez pas timide !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Reign Of Dynasties :: 
Nord du Japon - SURUGA
 :: Edo :: Palais impérial Fujiwara :: Jardin du Shogun
-